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Plein format et 50mm.

Petit changement  de boitier,  mon bon vieux 600d va se trouver délaissé … au début je voulais vous faire un petit test mais il y a tout ce qu’il faut sur le web et finalement il suffit de 2-3 photos pour vous montrer tout le bien que j’en pense !

R276_0004

EOS 6D – F2.8 – 1/15s – ISO 6400 – 100mm

1er cliché, à main levée la nuit à travers ma fenêtre, sur le 600D cette photo n’aurait tout simplement pas été possible. A 6400 ISO le bruit aurait été omniprésent, la dynamique  réduite et le flou de bouger inévitable avec cette vitesse d’obturation. Avec une édition minimale et une réduction de bruit très légère (4/20), le cliché est exploitable.

R276_0008

EOS 6D – F2.8 – 1/60s – ISO 12800 – 100mm

On monte d’un cran en ISO, cette fois encore un cliché impossible sur mon vieux boitier. Le bruit est présent mais contenu, les couleurs respectées malgré l’éclairage artificiel.

Changement de format signifie aussi changement de champ si on garde les mêmes objectifs, et un EF 50mm 1.8 II est venu compléter mon attirail pour palier la perte de cette focale sur le 16-35mm. J’en profite aussi pour vous en dire un mot car ce petit bout de plastique et de verre que l’on trouve entre 60 et 120€ n’a pas à rougir -en terme de qualité d’image – face à ses comparses de série pro et de dix fois son prix, comme le prouve la photo suivante :

R276_0005EOS 6D – F7.1 – 1/160s – ISO 100 – 50mm

Voila ! Tout est dit, il me reste juste à ajouter que si l’entrée de gamme en plein format laissent les fonctions sportives et animalières aux boitiers pro (Autofocus large et performant, rafale à plus de 6ips), elle n’est nullement en retrait sur la qualité d’image et convient parfaitement aux photographes qui ne visent pas ces deux domaines particuliers.

Développement RAW, DPP face à la concurrence.

Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui nous allons parler technique, et plus précisément de développement RAW, ce qui pourrait intéresser les photographes qui trainent par ici 🙂

Petit rappel pour ceux qui shootent en JPEG,les autres peuvent sauter le passage en italique ;). Le RAW est un format qui encode les données brutes issues d’un capteur photo. Si vous shootez en JPEG, votre boitier développe immédiatement les données fournies par le capteur en appliquant une série de modifications d’exposition, de couleur, de contrastes … etc, lesquels peuvent être très différentes, et en partie regroupées par « styles » (ex : neutre, fidèle, paysage, portrait, … etc).

Lorsque vous shootez en RAW (ce n’est pas plus compliqué à la prise de vue, voir l’option dans le précieux manuel de votre boitier) vous conservez toute les données du capteur dans un fichier certes plus lourd qu’un JPEG mais nettement plus riche. De plus, vous avez la possibilité d’apporter des modifications à la photo après l’avoir prise donc pendant l’édition, il est ainsi possible de modifier contraste, couleurs, balances des blancs, netteté mais aussi de « récupérer » des données et donc de l’image dans les parties sous/surexposée de votre photo. Tout cela – presque – sans affecter la qualité technique de l’image.

Une fois votre photo peaufinée, bichonnée avec amour, il faut exporter votre RAW en JPEG, afin de récupérer une image lisible facilement sans logiciel dédié. Les logiciels de développement RAW ou dérawtiseurs permettent cela.

Les logiciels de développement sont souvent payants surtout les plus efficaces, mais Canon fournissant gratuitement Digital Photo Professionnal avec ses EOS, c’est naturellement que certains – comme moi – se dispensent d’une licence de 60-100€ et font confiance à DPP. Après tout, si  ses fonctions sont assez limitées pour tout ce qui est annexe (photothèque, tag IPTC, réseau sociaux, retouche), il fait ce qu’on lui demande, et il semblerait logique que Canon, qui maitrise toute la chaine photo sur ses produits (Capteur – Boitier – Objectif – Software) puisse fournir un soft très adapté à son matériel … à vérifier !

Ici nous allons comparer DPP à deux de ses principaux concurrents, Lightroom et DxO, sur des fichiers RAW issu de mon 600D, donc à priori des RAW d’assez mauvaise qualité (tout est relatif 🙂 ), ce qui mettra je pense le traitement encore plus en évidence.

Scène 1 : EF 16-35 2.8L – F8 – ISO 100 – 1/60, export de JPEG avec correction  aberration/distorsion  uniquement.

Lightroom 5.4  :

testLR2

Digital Photo Professionnal 3.13 :

testDPP2

DxO Optics pro 9.1 :

testDXO2jpg

Même scène :

Lightroom 5.4:

testLR1

Digital Photo Professionnal 3.13 :

testDPP1

DxO Optics pro 9.1 :

testDXO1jpg

Scène 2 : EF 100mm macro 2.8L – F2.8 – ISO 1600 – 1/60, export de JPEG avec correction  aberration/distorsion  uniquement.

Lightroom 5.4  :

testlightroom1

Digital Photo Professionnal 3.13 :

testdpp1

DxO Optics pro 9.1 :

testdxo1

Sur ces deux premiers exemples, avec des images assez propres ou sans correction de bruit les logiciels font à peu près jeu égal, DxO tire un peu sur le bleu apparemment mais cela se corrige facilement.

On attaque donc maintenant les choses intéressantes avec une image assez bruitée, ici les images ont été nettoyées avec les réductions de bruit disponibles sur les 3 logiciels, de manière à obtenir pour chaque image le bruit le plus faible sans trop dégrader les détails. Le procédé est assez subjectif mais difficile de faire autrement, de toute façon vous allez voir que le résultat est assez clair.

Scène 3 : EF 100mm macro 2.8L – F2.8 – ISO 400 – 1/125, export de JPEG avec correction  aberration/distorsion/bruit.

Premier export sans correction de bruit, sous DPP :

testblanc

Lightroom 5.4 (Réduction du bruit de luminance 59% Réduction du bruit de chrominance 51%) :

testNRLR

Digital Photo Professionnal 3.13  (Réduction du bruit de luminance 8/20 Réduction du bruit de chrominance 10/20) :

testNRDPP

DxO Optics pro 9.1 (Réduction du bruit de luminance 63%) :

testNRDXO

Sur cet exemple on voit clairement que Lightroom s’en sort un peu mieux que DPP qui massacre les détails, et que DxO préserve un niveau impressionnant de texture sur le tissu. Ce résultat est à relativiser pour une raison très précise,DxO propose deux réduction de bruit : Haute et PRIME, la Haute faisant a peu près jeu égal avec lightroom, PRIME a été utilisé pour l’image ci-dessus et il se montre vraiment très efficace !

Cette efficacité a un cout :  Alors qu’il faut en moyenne 1-10 secondes à Lightroom, DPP et DxO « Haute » pour traiter un RAW avec ou sans réduction de bruit, il faut compter pas moins de 3 minutes pour que PRIME vous livre un JPEG, et ce sur une bonne configuration en pleine charge (A titre indicatif : Corei7 3770K, 16Go RAM, GTX 680, SSD). Si ce mode n’est utile que pour débruiter dans des situations de mauvais éclairage, les occasions ne manquent pas pour mettre cette correction à profit : concert, photo de nuit/soirée. Prévoyez donc une bonne machine PC/MAC sachant qu’une soirée photo sans flash  vous demandera par exemple : 3 minutes * 150 photos = 7,5 heures de traitement !!

Pour conclure, il semblerait bien que les logiciels de développement valent leur prix, en plus d’apporter plein d’autres fonctions utiles que DPP ne propose pas. Difficile dans ce cas de s’en contenter, d’autant plus que DxO sort vraiment du lot lorsqu’il s’agit de traiter des images en haut ISO, au prix d’un temps et d’une consommation élevée.

Un dernier exemple pour finir, une photo vraiment très bruitée, EF 16-35 2.8L – F2.8 – ISO 3200 – 1/60, au vu du résultat on peut raisonnablement envisager sur un bon boitier de produire des images propres autour de 12000-50000 ISO avec DxO.

Digital Photo Professionnal 3.13 (Réduction du bruit de luminance 20/20 Réduction du bruit de chrominance 20/20) :

NRdpp2

DxO Optics pro 9.1 (Réduction du bruit de luminance 65%) :

NRdxo2