Archives pour la catégorie Actualité

Le Cent Quatre : l’exposition Keith Haring.

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Le 104 est une friche culturelle récemment installée dans les anciennes halles des pompes funèbres parisiennes.

Ici un visiteur qui se fond à sa manière dans l’expo, devant une des œuvres de Keith Haring.

The 104 is a cultural center recently installed in the ancient halls of the Parisian undertaker.

Here, a visitor who melts his way into the expo, before one of Keith Haring’s works.

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Vue de la première halle du 104, coté Riquet,  sur le deuxième bâtiment, lequel accueille pendant tout l’été des danseurs amateurs qui viennent pour s’entrainer, sur différentes ambiances de musique electro. Cela vaut largement la visite !

A view from the first hall of the 104, Riquet street side, on the second building, which hosts throughout the summer a lot of amateur dancers who come to train on different moods of electro music. This is well worth the visit !

Paris misère.

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SDF – Quai d’Austerlitz.

Quand on erre dans les rues en s’adonnant à la photographie, il y a des instants magiques qui à eux seuls justifient cette pratique, et d’autres déprimants, qui à eux seuls vous la ferait abandonner.

Cette photo a été prise il y quelques semaines, au bord de la Seine, face au ministère des finances, à 7h. Deux SDF assis au bord d’un trottoir me voient passer appareil en mains, le moins mal en point des deux m’interpelle et me demande de prendre cette photo. Comme je n’aime pas trop le coté voyeur de ce genre de clichés, je fais mine de refuser et lui explique que je ne suis pas journaliste et que je ne peux malheureusement pas diffuser ce genre de photo  à grand-monde, ce qui semble le décevoir.

Le SDF resté assis me regarde et me demande avec des mots que je comprends à peine s’il peut avoir mon pull. Pour ce que ça me coute, sortant photographier avec des habits usés, je m’exécute et lui tends mon vieux pull. L’autre m’arrête immédiatement et m’explique que le pull en question finira en lambeau dans l’heure, affirmation que la scène que j’ai sous les yeux rend assez crédible. 

Après quelques minutes de discussion, je finis par prendre la photo, un peu écœuré, je m’achète une bonne conscience en leur laissant quelques pièces de monnaie afin de pouvoir retourner à mes propres problèmes, en essayant de me persuader que je n’ai pas vraiment d’autre choix.

Ce souvenir revenant régulièrement depuis, je la publie finalement à fois pour me libérer, et pour finalement répondre comme je le peux à cette demande …